SAISONS DU VOYAGE, C. Gras (Stock)



Du Tibet à l’Albanie, du Pakistan à la Mongolie et à travers toute l’Eurasie, Cédric Gras interroge le voyage. Rite de passage pour la jeunesse occidentale dont il faisait partie. Âge d’or de l’exploration d’un monde qui l’a fait rêver, mais que sa génération a trouvé transfiguré. Le voyage est aussi synonyme d’aventure, de poésie, de solitude ou de l’étude d’une langue. Comment redécouvrir la Terre au xxie siècle ?

▬ SAISONS DU VOYAGE
CÉDRIC GRAS
STOCK
28 MARS 2018
224 PAGES
RÉCIT DE VOYAGE, ENVIRONNEMENT, SOCIOLOGIE 



Conter le voyage. Mettre des mots sur ses pérégrinations, itinérances qui n’ont de but que pour celui qui ose s’aventurer au delà de ses habitudes. Cédric Gras interroge, questionne la place du voyageur. A partir de quel moment peut-on prétendre à ne plus être un étranger, un spectateur ? Comment appréhender le voyage ? Est-il nécessaire de se fondre à la culture du pays visité ou ne rester que pérégrin est suffisant ? 

Pourquoi voyager ?
Comment ?
Où ?
Partir avec un autre ?

Les questionnements se chuchotent à travers les récits de ses traversées. Comme cette volonté d’éviter les circuits bordés de monde, surpeuplés. Ces axes happant les touristes vers des zones délimitées, prêts à accueillir les visiteurs. Il ne dénigre pas ceux qui souhaitent suivre les traces, mais il interroge le pourquoi de ce choix.  

Cédric Gras s’aventure en lisière du monde, devient explorateur. 

Quelques rencontres sont contées mais elles restent évasives. C’est la barrière de la langue qu’il met en avant. Incapacité à dialoguer. Gestes et gutturales paroles permettent la compréhension mineure mais ils n’engagent pas l’échange véritable. Ainsi, pour voyager, il faut apprendre, être apte à recevoir la parole de l’autre. 

Précipitation des transports. 
Mutation rapide du monde. 
Transformation des paysages. Il évoque également la géographie, la politique, y mêle un soupçon d’inquiétude environnementale sans jamais arborer la casquette du moralisateur. 

Et les mots. Ses mots. Cette poésie qui se déguste à chaque page, permet l’imagination des lieux, le conte des périples osés.

Une ode au voyage.
Une poésie de l’errance.


NOTE : ★★★★★


‣ les interrogations à propos du voyage. ce questionnement perpétuel

‣ la plume teintée de poésie

‣ la découverte d'une géographie qui m'était inconnue




‣ je ne remercie pas l'auteur pour m'avoir donné envie d'aller gambader à travers le monde.








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