LES CHRONIQUES LUNAIRES, Marissa MEYER (PKJ)

Les humains et les androids se pressent dans les rues bruyantes de la Nouvelle-Pékin. Une peste mortelle ravage la population. Depuis la lune, un peuple sans pitié observe la situation, en attendant de passer à l'attaque. Personne ne sait que le sort de la Terre ne dépend que d'une seule fille.


▬ LES CHRONIQUES LUNAIRES
EDITION PKJ
MARISSA MEYER
CONTES DE FÉES, SCIENCE FICTION, AVENTURE, THRILLER 



Les Chroniques Lunaires sont un conseil que j’ai mis du temps à suivre, ayant quelques réticences vis à vis de la littérature young adult qui tombe trop souvent dans l’accumulation de clichés. Evidemment, la saga n’échappe pas à quelques chemins déjà empruntés et usés par d’autres mais on se focalise avant tout sur cette réécriture des contes de fées.

Il n’est pas aisé de s’approprier les contes de fées, d’oser les arracher à leur contexte pour les tordre, les remodeler et les replacer dans un univers neuf. Meyer parvient à capter l'intérêt du lecteur dès le premier tome qui s’ouvre sur le personnage de Cendrillon. Il est toujours question d’une laissée pour compte, enfant qui n’est que la cinquième roue du carrosse. S’en suit la rencontre du prince (nommé Kai). Chaque tome amène à la rencontre d’un nouveau personnage réapproprié sous la plume de Meyer. Ainsi, on croise le petit chaperon rouge (Scarlet), Raiponce (Cress), Blanche-Neige (Winter) et sa belle-mère à la beautée fanée (Levana). Tous les personnages s’articulent les uns autour des autres, composent une fresque qui peut être impressionnante au début mais devient rapidement compréhensible pour le lecteur.

Pour ceux qui imaginaient un univers encore ancré au Moyen-Âge, Meyer offre une déroute agréable en inscrivant ses personnages dans le cercle risqué de la science fiction. Là où la plupart des romans young adult se cantonnent au rayon du fantastique ou de la fantasy, la science fiction mêlée au contes apparaît comme une idée surprenante et pourtant charmante. Ainsi, c’est une jambe de métal que perd Cinder, c’est dans un satellite qu’est enfermée Cress… et de l’ennemie principale, elle en garde des pouvoirs, notamment celui de tromper à propos de sa beauté.

Vaisseaux, Terre, colonies lunaires, Neo-Beijin. Les Chroniques Lunaires offrent un univers vaste que l’on aurait aimé découvrir d’avantage, et c’est peut-être le seul point négatif ; ce monde inventé dont on voudrait en connaître chaque recoin.


Note : ★★★★☆



  • la réécriture fidèle des contes
  • l’univers de science-fiction
  • la plume, agréable à lire






  • l’univers qui n’est pas assez exploité
  • la fin un peu précipitée

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